Nous avions visité le terrain et avions vu déjà une maison en construction, qui nous plaisait pas mal. Nous pensions alors que c'était la maison en vente, et la région était intéressante... toutefois après quelques explications (avec l'agence immobilière qui s'occupait du projet et le constructeur) qui n'arrêtait pas de nous parler de maison jumelée, nous avions vite compris que nous ne parlions pas du même projet... et pour cause: la maison qui était en vente se trouvait derrière la maison que nous avions vu à Wiwersheim et était effectivement une maison jumelée.

Cas spécial, vu que c'était une maison jumelée, le terrain n'était pas libre de constructeur. Ayant rencontré le constructeur, BEGI67, le courant passe tout de suite. Nous sommes donc emballés par le projet et le premier soir c'est comme si nous étions prêt à signer. Mais nous sommes aussi des gens raisonnables, et nous avons donc laissé décanter l'idée.

La seconde visite du terrain (est toujours importante)

Une seconde visite du terrain nous fit vite déchanter. La surface de 3.10 ares nous semblait correcte (aucun d'entre nous avait envie de passer ses week-end à s'occuper de l'extérieur) mais lorsque nous primes des mesures (avec l'aide de nos parents respectifs) nous voyions qu'il ne nous resterait plus qu'une bande de 5 mètres sur l'arrière et sur le coté de la maison, sans compter la terrasse, et sans compter la haie du voisin qui empiétait d'un bon mètre sur le terrain, et de ses sapins gigantesques qui nous masquaient le soleil (alors que nous souhaitions installer des capteurs solaires).

Bref, trop à l'étroit, (et largement poussés par nos parents) nous abandonnions l'idée de cette maison à Wiwersheim (le moral en pris un léger coup aussi). Mais la recherche de terrain continuait.

Le lotissement de Schnersheim

Mon père me fit découvrir qu'un lotissement était en train de se créer dans le lotissement de Schnersheim (interdiction de se moquer du nom!) avec des parcelles entre 4.70 et 7 ares. Au prix faramineux de 25000 € l'are environ (oui le prix des terrains dans la région ou nous cherchions n'était clairement pas donné).

Après quelques visites, nous hésitions entre deux parcelles: une parcelle à 5.70 ares ( parcelle 5 ) et une autre à 4.70 ( parcelle 3 ). Le prix était en défaveur du terrain a 5.70 ares, notre budget n'étant pas illimité, le problème du terrain à 4.70 était qu'il se trouvait juste à coté d'un poste de transformation électrique...

Du coté des points positifs, le terrain de 5.70 ares avait l'avantage d'avoir son coté sud ouest non exposé à la route, alors que la parcelle 3, elle se trouvait du coté sud au niveau de la route, mais cela donnait l'avantage de ne pas avoir de vis à vis et de bénéficier d'un ensoleillement important et de capter les rayons bas du soleil d'hiver, très important pour les panneaux solaires.

Des parcelles qui partent vite

Notre hésitation fut fatale: la parcelle 3 nous passait sous le nez (à deux jours près visiblement). Il ne nous restait plus que la parcelle 5... qui au final se révélait bien trop chère pour notre budget.

Au final, c'est un commercial de chez Stéphane Berger (je ferai un billet récapitulatif des impressions constructeurs quand nous aurons signé le contrat définitif) qui nous fit réfléchir et prendre la parcelle n°2 du lotissement. Ce qui nous fit nous décider, ce n'est pas tellement les points avantageux de la parcelle, mais le fait de ne pas trouver de réel désavantage: le poste de transformation électrique était plus loin, nous n'étions pas en vue de la route du coté sud (même si cela nous gâchait le soleil, cela augmentait notre espace de discrétion) et malgré que l'entrée du terrain soit orienté vers l'ouest, une discussion avec mes parents me fit me rendre compte qu'installer une terrasse sur le coté ouest avait le désavantage que le soleil taperait dessus le midi et le soir, (donc aux horaires les plus chaudes d'été), alors qu'une terrasse à l'est nous permettrait d'avoir chaud le matin, et de bénéficier de l'ombrage naturel de la maison au midi solaire et le soir).

Le "coup de pouce" de Maison Stéphane Berger

Quelques réflexions (et engueulades) plus tard, c'est au final l'annonce du commercial de Stéphane Berger qui nous fit nous bouger (et je pense que sans cette annonce, jamais nous n'aurions signé le compromis de vente): "Je vous ai réservé le terrain". Cela nous embêtait particulièrement, nous ne voulions absolument pas être forcé de construire avec Stéphane Berger, mais cela nous fit ouvrir les yeux: les terrains étaient rares, nous nous étions déjà fait "voler" une parcelle, il fallait prendre une décision rapide.

Nous avons donc contacté l'agence immobilière qui s'occupait du terrain pour prendre rendez vous pour le compromis de vente, afin de couper l'herbe sous les pieds du constructeur. Nous nous disions, que après tout, nous aurions une semaine de rétractation pour l'achat du terrain, comme nous l'avions eu pour le projet sur Wiwersheim (que nous n'avions même pas signé, au final).

Les surprises s'enchaînent

A notre arrivée à l'agence, première stupeur: pas de délai de rétractation; le délai de rétractation n'est disponible que dans certains cas (terrain non libre de constructeur, ou terrain non viabilisé). Dans tous les autres cas, il n'est pas nécessaire pour l'agence d'en rajouter nu dans le contrat. Autre souci: le délai entre le compromis et la signature définitive du contrat: 6 semaines. Ici, c'est entièrement moi le coupable, la commerciale de l'agence m'ayant demandé un délai pour signature, et je ne comprenais pas trop a quoi correspondait ce délai. Elle m'expliquait alors qu'en général les gens mettaient un délai de six semaines ce à quoi j'acquiesçais.

Ce que je ne savais pas, c'est que si nous ne signions pas le contrat de vente au bout de ces six semaines, nous aurions une pénalité de retard de 10% de la somme du terrain (ce qui faisait quand même près de 12000 euros). Or il faut savoir que nous avions prévu de partir en vacances pendant deux semaines sur cette période, et que quand les jours s'enchainent comme cela, quatre semaines, cela reste peu (surtout quand vous avez un banquier qui est mou du genou - j'en reparle après -).

Il s'ensuivit donc une bataille "à-la-con" pour déplacer la date du rendez vous; nous voulions déplacer la date pour plusieurs raisons: premièrement parce que le projet d'acte de vente, fourni seulement une semaine avant la vente était bourré de fautes et d'incertitudes (notamment sur le fait que la construction devait être achevée dans les 18 mois après la signature du contrat de vente du terrain, alors que le compromis stipulait "le début de la construction" - ce qui a été confirmé par le vendeur du terrain).

Secondement, nous voulions faire lire le contrat de vente par notre notaire (un acte notarié c'est juste fait pour être illisible par le commun des mortels) histoire de vérifier qu'il n'y avait pas d'autres coquilles que nous n'aurions pas vu (elle nous a d'ailleurs fait remarquer la possibilité de ne pas partager la maison à 50%, ce qui nous arrangeait bien vu que j'avais un apport personnel plus important que ma copine).

Troisièmement nous souhaitions signer un PACS et faire un testament afin d'assurer nos arrières si l'un de nous venait a décéder (pour cela, c'était peine perdue, le rendez vous pour le PACS est fixé au 14 septembre, tant pis...)

Et dernièrement, nous avions peu de temps pour réunir les fonds; il faut savoir que nous ne faisions pas appel à la banque pour l'achat du terrain (il a été payé juste grâce à nos apports personnels respectifs). Mais vu les comptes que nous avions, il fallait quelques jours pour débloquer les fonds. Et là, je ne félicites par la banque de ma copine pour sa "non-réactivité".

Toujours se méfier des lenteurs administratives...

Alors que moi j'avais confirmation dans la journée que les fonds étaient débloqués, ma copine du rappeler je ne sais trop combien de fois son banquier qui a chaque fois ne la prenait pas (soit il était en rendez vous, soit il était malade, soit il ne travaillait plus). Pour le virement vers le notaire, ce fut la même histoire; aucun retour du banquier (malgré les coups de fils répétés), ce n'est que une semaine avant que ma copine réussit enfin à contacter le banquier pour se faire entendre dire "ah mais je peux pas, vous savez c'est des grosses sommes, il me faut une signature".

Trois semaines d'appels, de mails... pour en arriver à ce résultat là. (alors que j'avais envoyé un mail et qu'on m'avait répondu dans la journée que le virement avait été fait, alors que ma conseillère était en congés et que c'était un autre conseiller qui avait fait le virement). Ni une ni deux, nous avions donc eu l'idée d'envoyer le beau-papa (très sympathique, sauf quand il se met en colère, il est vraiment pas commode) expliquer sa manière de voir les choses au banquier.

Chose curieuse, une fois le beau papa débarqué dans la banque, la transaction s'est presque déroulée sans accroc (il a "juste" réussi a faire un découvert de 1500 euros sur le compte courant de ma copine alors qu'il lui restait de l'argent sur le livret bleu...).

Bref, c'est le jeudi, juste un jour avant la signature, que le notaire reçu l'encaissement pour la partie de terrain payée par ma copine. Le reste se déroulait presque sans accroc (un miracle...). Et comme dirait l'autre, "ca, c'est fait".